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Que faire en Islande : 12 expériences incontournables

27 août
7 min de lecture

Que faire en Islande quand on a une île entière de volcans, de glaciers et de cascades sous les yeux ? Cet article rassemble les 12 incontournables qui structurent presque tous les voyages réussis sur place : le Cercle d'Or, la côte sud, les aurores boréales, les baleines, les bains géothermaux et les Hautes Terres. Pour chaque expérience, vous trouverez quoi voir, la meilleure période et un ordre de grandeur de budget. Pour organiser l'ensemble du séjour — transport, hébergement, itinéraire —, appuyez-vous sur notre guide complet.


Les incontournables d'Islande en bref

Avant le détail, voici la liste que la plupart des voyageurs cochent en une semaine :

  • Cercle d'Or : Þingvellir, Geysir et Gullfoss, à la journée depuis Reykjavík.

  • Côte sud : cascades de Seljalandsfoss et Skógafoss, plage noire de Reynisfjara.

  • Jökulsárlón : la lagune glaciaire et sa plage de diamants.

  • Aurores boréales de fin septembre à début avril, baleines de mai à septembre.

  • Bains géothermaux : Blue Lagoon, Sky Lagoon ou piscines de quartier.

  • Snæfellsnes et les Hautes Terres pour sortir des sentiers battus.

1. Boucler le Cercle d'Or

Le Cercle d'Or est l'excursion la plus facile du pays, à moins d'une heure de Reykjavík. Trois sites s'enchaînent en une journée. Informations officielles sur Visit Iceland.

Le parc national de Þingvellir, inscrit à l'UNESCO, se visite dans une faille entre les plaques nord-américaine et eurasienne, sur le site de l'ancien parlement islandais. À proximité, la fissure de Silfra se plonge ou se snorkelle dans une eau limpide, entre deux continents.

La zone géothermale de Geysir abrite Strokkur, qui projette sa colonne d'eau toutes les cinq à dix minutes. Un peu plus loin, Gullfoss dévale ses deux paliers dans un canyon. Une pause bain est possible au Secret Lagoon de Flúðir, plus authentique que les grands spas.


Cascades puissantes sur une falaise rocheuse, brume blanche et ciel gris, paysage naturel impressionnant.

2. Longer la côte sud et ses cascades

La côte sud aligne les décors les plus photographiés d'Islande le long de la Route 1. On passe derrière le rideau d'eau de Seljalandsfoss, puis face au mur de 60 mètres de Skógafoss.

Le glacier Sólheimajökull se randonne avec crampons et guide. Plus loin, le village de Vík marque la porte d'entrée vers les grands espaces du sud-est. Cette portion se combine idéalement avec un tour de l'île : voir notre road trip complet en Islande.

3. Fouler la plage de sable noir de Reynisfjara

Reynisfjara, près de Vík, est la plus célèbre plage de sable noir du pays, hérissée d'orgues basaltiques et fermée par les aiguilles de Reynisdrangar.

Attention : les vagues scélérates y remontent sans prévenir et ont déjà coûté des vies. Restez loin du bord, ne tournez jamais le dos à l'océan et surveillez le drapeau de sécurité. Le spectacle vaut le détour, la prudence est non négociable.

4. Contempler la lagune glaciaire de Jökulsárlón

À l'extrémité sud-est, la lagune de Jökulsárlón charrie des icebergs détachés du Vatnajökull, le plus grand glacier d'Europe. On l'admire depuis la rive ou lors d'une sortie en bateau amphibie, en été. Ne partez jamais seul sur un glacier et consultez les alertes sur SafeTravel.

De l'autre côté de la route, les blocs de glace s'échouent sur le sable noir de Diamond Beach et scintillent au soleil. C'est l'un des lieux les plus spectaculaires d'Islande, à réserver au lever ou au coucher du soleil pour éviter les cars. Nos 10 étapes essentielles pour préparer un voyage réussi couvrent le reste de l'organisation.

5. Marcher sur un glacier ou explorer une grotte de glace

La randonnée glaciaire est une expérience proprement islandaise, encadrée par un guide avec crampons et piolet. Les accès classiques se font sur le Sólheimajökull au sud et depuis Skaftafell, dans le parc national du Vatnajökull.

En hiver, de novembre à mars environ, des grottes de glace naturelles se forment sous les glaciers, aux reflets bleus irréels. Elles ne se visitent qu'avec un opérateur agréé, pour des raisons de sécurité. Un tunnel creusé dans le Langjökull reste accessible toute l'année.

6. Se baigner dans une source géothermale

Le bain chaud est un rituel national. Le plus connu, le Blue Lagoon, déploie ses eaux laiteuses dans un champ de lave sur la péninsule de Reykjanes ; comptez à partir d'environ 80 à 90 € l'entrée Comfort, en tarification dynamique, réservation obligatoire à l'avance. Le suivi sismique et volcanique en temps réel est assuré par l'Office météorologique islandais.

À Reykjavík, le Sky Lagoon offre un bassin à débordement face à l'océan et son rituel Skjól, à partir d'environ 50 € l'entrée simple. Dans le nord, les Mývatn Nature Baths valent le « Blue Lagoon du Nord » pour une fraction des foules.

Le vrai bon plan reste la piscine municipale : chauffée toute l'année, autour de 8 €, c'est là que se retrouvent les Islandais. Laugardalslaug, à Reykjavík, en est un bel exemple.

7. Traquer les aurores boréales

Les aurores boréales dansent de fin septembre à début avril, quand les nuits sont assez longues et sombres. Il faut un ciel dégagé, l'obscurité loin des lampadaires, et un peu de chance côté activité solaire. Les prévisions d'activité aurorale sont publiées par l'Office météorologique islandais.

Surveillez les prévisions et éloignez-vous des lumières de la ville. Pour tout planifier, consultez nos guides dédiés aux aurores boréales et à la période idéale pour partir.

8. Observer les baleines à Húsavík

Húsavík, sur la baie de Skjálfandi, est la capitale de l'observation des baleines. La haute saison court de mai à septembre ; une sortie de trois heures coûte autour de 90 à 95 €, macareux visibles de mai à août. Informations officielles sur Visit Iceland.

On y croise baleines à bosse, petits rorquals et, avec de la chance, des baleines bleues. Akureyri offre une alternative, y compris en hiver. Après la sortie, les bains marins géothermaux de GeoSea prolongent la journée face au fjord, pour environ 7 500 ISK.

9. Faire le tour de Snæfellsnes, « l'Islande en miniature »

La péninsule de Snæfellsnes, à deux heures de Reykjavík, concentre en une journée volcan, glacier, falaises et villages de pêcheurs — d'où son surnom d'« Islande en miniature ».

On y photographie la montagne Kirkjufell et sa cascade, la plage de galets noirs de Djúpalónssandur et le hameau d'Arnarstapi. Le glacier-volcan Snæfellsjökull, celui du Voyage au centre de la Terre de Jules Verne, couronne l'ensemble.


Cascade dans un vallon verdoyant au pied d’une montagne conique, sous un ciel nuageux dramatique.

10. S'aventurer dans les Hautes Terres

Le cœur de l'île ne s'ouvre qu'en été. Landmannalaugar déroule ses montagnes de rhyolite colorée, ses sources chaudes et le départ du célèbre trek du Laugavegur, vers Þórsmörk.

Ces pistes, dites routes F, exigent un 4×4 et des passages de gués ; elles ouvrent généralement de fin juin à début septembre selon l'enneigement. Vérifiez toujours l'état des routes avant de partir. C'est l'Islande la plus sauvage, loin des cars.

11. Découvrir le lac Mývatn et le grand Nord

Autour du lac Mývatn, la terre fume : champs de lave de Dimmuborgir, solfatares bouillonnants de Hverir, cratères et zone volcanique de Krafla. La région se combine avec les grandes chutes du nord.

Dettifoss, la cascade la plus puissante d'Europe, et l'élégante Goðafoss ponctuent la route. Akureyri, « capitale du Nord », sert de base confortable. Cette partie de l'île se savoure sur un tour complet de la Route 1 : voir notre itinéraire dédié à la Ring Road.

12. Approcher le volcanisme vivant de Reykjanes

La péninsule de Reykjanes, entre l'aéroport et Reykjavík, condense la géologie islandaise : le pont entre les continents, les fumerolles de Gunnuhver, le phare de Reykjanesviti et les champs de lave du Fagradalsfjall.

Cette zone connaît un cycle volcanique actif depuis fin 2023. Le Blue Lagoon peut fermer quelques heures par précaution lors d'une éruption, puis rouvrir une fois la zone sécurisée ; l'aéroport de Keflavík et le reste du pays ne sont pas affectés. Consultez le statut du jour sur SafeTravel et l'Office météorologique islandais (Veðurstofa Íslands) avant tout déplacement, et n'approchez jamais un site d'éruption sans autorisation officielle.

Pour estimer le coût de toutes ces expériences, voir notre guide budget dédié à l'Islande.

Foire aux questions : que faire en Islande

Quels sont les incontournables à voir en Islande ?

Le Cercle d'Or (Þingvellir, Geysir, Gullfoss), la côte sud et ses cascades, la lagune glaciaire de Jökulsárlón, les aurores boréales en hiver, l'observation des baleines à Húsavík et les bains géothermaux comme le Blue Lagoon figurent parmi les expériences les plus emblématiques du pays.

Combien de jours faut-il pour visiter l'Islande ?

Comptez au minimum cinq jours pour le sud et le Cercle d'Or, sept à dix jours pour boucler la Route 1 autour de l'île, et douze jours ou plus si vous ajoutez les fjords de l'Ouest ou les Hautes Terres. Une semaine reste le format le plus courant. L'état des pistes F est publié sur SafeTravel.

Quel est le meilleur moment pour voir les aurores boréales en Islande ?

Les aurores boréales sont visibles de fin septembre à début avril, lorsque les nuits sont longues et sombres. Éloignez-vous des lumières de la ville, choisissez un ciel dégagé et surveillez les prévisions d'activité solaire. Aucune observation n'est jamais garantie, mais l'hiver multiplie vos chances.

Le Blue Lagoon est-il ouvert malgré les éruptions volcaniques ?

Oui. Le Blue Lagoon reste ouvert, mais il peut fermer quelques heures par précaution quand une éruption démarre sur la péninsule de Reykjanes, avant de rouvrir une fois la zone sécurisée. L'aéroport de Keflavík et le reste du pays ne sont pas affectés. Vérifiez le statut du jour avant de partir.

Peut-on observer des baleines toute l'année en Islande ?

La haute saison d'observation des baleines court de mai à septembre, surtout depuis Húsavík et Akureyri, dans le nord. Quelques compagnies proposent aussi des sorties hivernales. On y croise baleines à bosse, petits rorquals et parfois des baleines bleues, ainsi que des macareux entre mai et août.

L'Islande est-elle un pays cher ?

Oui, l'Islande compte parmi les destinations les plus chères d'Europe : hébergement, restaurants et carburant y sont élevés. On limite la facture en cuisinant, en dormant en guesthouses ou campings et en privilégiant les sites naturels gratuits et les piscines publiques plutôt que les grands spas.

En résumé

Une semaine suffit pour vivre l'essentiel : Cercle d'Or, côte sud, Jökulsárlón et un bain géothermal. L'hiver ajoute aurores et grottes de glace ; l'été ouvre baleines, macareux et Hautes Terres. Réservez les grands classiques à l'avance, vérifiez toujours l'état des routes et le contexte volcanique, et gardez une marge de budget pour un pays cher mais inoubliable.

 
 
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